En 2023, la performeuse brésilienne Carolina Bianchi marquait les esprits en créant au Festival d’Avignon, A Noiva e o Boa Noite Cinderela (« La Mariée et Bonne nuit Cendrillon », surnom donné au GHB au Brésil). Chaque soir, sur scène, elle s’auto-sédatait, et, alors que la drogue faisait progressivement effet, elle donnait une conférence sur les violences faites aux femmes. Il s’agissait de la première partie de sa Trilogie Cadela Força (« Force des chiennes ») dont le dernier chapitre, Uma Luz Cordial (« Une lumière cordial ») sera également créé à Avignon, lors de cette 80e édition.
Le titre est inspiré d’un vers d’Emily Dickinson écrit du point de vue d’un fusil faisant un parallèle entre le processus d’écriture, et l’usage d’une arme. Bianchi nourrit de cette comparaison sa réflexion sur la violence et la sexualité, s’accompagne de textes de Dickinson mais aussi de Hilda Hilst (en particulier son livre pornographique Le Cahier rose de Lori Lamby), et cherche, peut-être, une résolution.
En plus des représentations de Uma Luz Cordial, la trilogie sera présentée dans son entièreté à deux reprises.
C.M.
Uma Luz Cordial
Du 4 au 7 juillet
Trilogia Cadela Força
12 et 13 juillet
Opéra Grand Avignon
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