Lors de la 79e édition du Festival d’Avignon, Tiago Rodriguez mettait en scène dans La Distance une relation père-fille brisée, dans un contexte dystopique qu’iels n’appréhendent pas de la même manière. Les prémices de Bunker de Marion Siéfert, co-écrit avec Matthieu Bareyre et présentée à la FabricA, sont très similaires : un conflit père-fille, une communication difficile voire impossible, tout cela dans un futur proche et chaotique. Mais contrairement aux protagonistes de Rodriguez, qui n’étaient littéralement pas sur la même planète, celleux de Siéfert sont pour leur part confinés ensemble dans un bunker de luxe.
Paul, le père (Charles-Henri Wolff) est un dirigeant de l’industrie pétrochimique, un « humain augmenté » par des neuro-implants connectés, qui s’exprime comme une IA générative, mensongère et manipulatrice.
Sa fille, Ami (Janice Bieleu), lui oppose un silence de plomb, et tout dans son comportement va à l’encontre de la vision du monde de son père. Une résistance calme, tout en retenue, que ne supporte pas Paul.
CHLOÉ MACAIRE
Du 21 au 25 juillet (relâche le 22)
La FabricA
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