Porté par Le Pôle – Arts en circulation, cette septième édition de Regards sur Rue réunit 17 compagnies et 68 artistes autour de 17 spectacles, 48 représentations et quatre ateliers. Cirque acrobatique, théâtre de rue, théâtre d’objet, clown, jonglage, suspension, magie rapprochée, musique et performances participatives vont se déployer dans une quinzaine de lieux, du parc de la Navale au centre-ville de La Seyne-sur-Mer. Une programmation entièrement gratuite et en accès libre à découvrir du 25 au 27 septembre.
Cirque en équilibre
Avec SITU, Ino Kollektiv réunit six femmes autour d’une recherche sur la place que chacune peut occuper dans un groupe, en faisant des portés acrobatiques un véritable terrain de jeu. Le corps de l’une devient le point d’appui de l’autre : les équilibres, les appuis et les déplacements construisent une écriture collective où la question du « faire ensemble » passe par le mouvement.
Autre proposition aérienne, Rouge Merveille, de Chloé Moglia, dans laquelle Mélusine Lavinet-Drouet évolue suspendue à une ligne rouge, installée dans le ciel. Un dispositif qui concentre l’attention sur le corps de l’artiste, sa lenteur, son équilibre et sa relation à l’espace.
Avec How much we carry, le Cirque Immersif installe lui une perche acrobatique au cœur de la ville, créant un point de convergence : une structure verticale, des corps qui s’en approchent. Alors « L’ascension devient une affaire collective : ce qui tient debout ne tient jamais seul ».
Enfin, avec Accroche-toi si tu peux, la compagnie Les Invendus, transforme la jonglerie en dialogue physique : deux hommes, quelques balles et un espace presque nu pour faire de la manipulation d’objets un langage du corps.
Déplacer les histoires
Du côté du théâtre de rue, on joue volontiers de décalages : dans Yseult et Tristan signé Le Punk à Mouton, c’est Yseult qui « mène la danse ». Avec La Mare où [l’]on se Mire, du Chiendent-Théâtre, Norbert arrive pour présenter la maquette de son futur opéra, inspiré du Vilain Petit Canard : le public n’assiste pas simplement à une représentation achevée, mais à la présentation d’un projet artistique. GOLDI – La vérité sur Boucle d’Or et le Gangsta Rap, de la compagnie Superfluu, mélange théâtre et hip-hop, conte traditionnel et univers du gangsta rap. Plus clownesque, Un dîner pour 1, du P’tit Cirk, installe une table dressée, cinq couverts, des bougies et du vin… mais une étrange absence plane. L’attente, les objets et le cérémonial deviennent matière à jeu.
En musique
Vendredi soir, Aquaplanage, de Kubilaï Khan Investigations, prendra la forme d’un DJ set afro-house signé Frank Micheletti, alias Yaguara, au Parc de la Navale.
Samedi matin, dans le secteur du marché Louis Blanc, MERAK, fanfare balkanique composée de cuivres et de percussions, ambiancera, en déambulation, les rues du centre-ville. Le soir, le Balkan Block Party prolongera cette énergie musicale et festive au Parc de la Navale, avec 11 musiciens et cinq danseurs.
MARC VOIRY
Regards sur Rue
Du 25 au 27 septembre
La Seyne-sur-mer, divers lieux








