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Baya, une suite heureuse !

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Baya portrait André Ostier collection musée de Marseille 1947 © Musées de Marseille Claude Almodovar et Michel Vialle
Baya portrait André Ostier collection musée de Marseille 1947 © Musées de Marseille Claude Almodovar et Michel Vialle

Plusieurs œuvres importantes de la grande artiste algérienne sont visibles depuis le 11 février au Musée Cantini. Une  cérémonie officielle est prévue le 24 février. Entretien avec Anissa Bouayed, historienne et commissaire indépendante 

Diasporik :  Quel est le contexte de ce dépôt d’une cinquantaine d’œuvres –sculptures,  dessins, gouaches-  de Baya ? 

Cet important dépôt a pu se réaliser grâce à la confiance instaurée lors de l’exposition de 2023 (voir encadré) entre les musées de Marseille et la personne déposante – qui souhaite garder l’anonymat. Elle avait déjà contribué par des prêts importants au succès de l’exposition, en particulier en nous confiant alors des sculptures. Ce contexte favorable est le fruit de liens tissés alors, du soin apporté par le commissariat à mieux documenter l’œuvre sculpté de Baya qui souffrait jusqu’à présent d’une sorte de double peine : faible visibilité dans les expositions et quasi absence d’analyse. Comme si seule la peinture comptait, laissant la céramique en situation subsidiaire. 

De ce point de vue l’exposition de Marseille avait consacré deux salles aux sculptures de Baya, l’une autour de Baya à Vallauris, l’autre autour de la réflexion suivante : peinture et sculptures sont-elles deux polarités de l’œuvre de Baya ou bien faut-il associer, comparer les deux pratiques artistiques comme deux faces complémentaires de sa création, se nourrissant l’une l’autre ? Tout nous porte à refuser les dissociations artificielles ou idéologiques opposant un art majeur à un autre considéré comme mineur car trop proche de l’artisanat ou des arts populaires. 

Il s’agit donc de valoriser l’art majeur d’une artiste majeure, tous les deux minorés…

Effectivement. Dans un esprit de réhabilitation de cette part délaissée, les musées de Marseille avaient contribué à la restauration de sculptures qui avaient appartenu à la mère adoptive de Baya mais qui n’avaient jamais été remontrées depuis l’exposition de 1947 ou depuis leur réalisation à Vallauris en 1948. Elles avaient été abîmées au cours du temps, il s’agit de pièces particulièrement fragiles. Un travail de restauration curative leur a redonné leur superbe et un travail scientifique patient a permis de les associer formellement ou thématiquement aux gouaches de Baya réalisées à la même période. Augmentée de peintures de différentes périodes, dont certaines parmi les premiers grands formats de Baya bien antérieurs à l’exposition de 1947,  ce dépôt de sculptures restaurées offre un panorama significatif de la création de Baya et de l’importance qu’elle accorde au travail de la terre, son art premier pourrait-on dire, qui la connecte par le geste à la culture arabo-berbère dont elle se réclamait.

Ce dépôt est un véritable événement et place le musée Cantini, déjà dépositaire de trois grands formats remarquables des années 1970, dans une position forte, du point de vue d’éventuelles recherches qui pourraient se développer à partir de ce corpus. La monstration actuelle d’une partie de ce dépôt et des œuvres emblématiques de Baya déjà présentes au musée Cantini depuis les années 1980, ouverte au public depuis le 11 février, dans les salons du musée, donne un aperçu de ce riche dépôt et établit d’ores et déjà, grâce à la mise en espace judicieuse réalisée par la conservatrice Louise Maldinier, des correspondances fécondes entre sculptures et peintures, attestant aussi de la dimension symbiotique du travail de Baya.

BAYA Anissa Bouayed © Lioult Jeanluc
Anissa Bouayed © Lioult Jeanluc

Depuis l’exposition L’Orient des Provençaux qui a marqué Marseille en 1982, y a-t-il eu un changement de paradigme dans le lien entre cette ville et les artistes algériens ?

De mon point de vue, le nouveau contexte ne s’inscrit pas seulement dans la continuité de l’exposition Baya qui a eu lieu à Cantini en 1982-1983, au cours de la saison intitulée « l’Orient des Provençaux », terminologie qui nous interpelle évidemment aujourd’hui pour son caractère exotisant. La période écoulée depuis, plus de 40 ans après la première initiative, montre que cette belle exposition d’alors n’a pas été la condition suffisante pour faire bouger les lignes, par exemple en faisant entrer d’autres œuvres d’autres artistes algériens ou plus largement maghrébins dans les collections marseillaises. Ces artistes y sont toujours sous-représentés par rapport à l’ouverture sur l’autre rive de la Méditerranée qui fait l’identité de Marseille. 

Pourquoi, à votre avis ?

La vie culturelle est aussi redevable du politique et des pesanteurs idéologiques qui, concernant les relations à l’Algérie, sont restées importantes. En tant que chercheuse attentive aux faits culturels, je peux dire que les prémices d’un changement de paradigme sont déjà à l’œuvre avec certaines réalisations héritées de Marseille Provence 2013, l’émulation avec le Mucem, les nombreuses résidences d’artistes du Maghreb grâce à des dispositifs dédiés. Dernièrement, les moyens matériels et scientifiques mis en œuvre pour réussir l’exposition Baya signe évidemment une nouvelle dynamique qui est aussi le fruit de l’action d’une nouvelle génération de conservateur-es du patrimoine qui souhaitent inscrire l’art moderne et contemporain dans des expressions plurielles, loin de toutes hiérarchie européocentrée.

Compléments et relations

2022-2023, l’Institut du monde arabe à Paris et les musées de la Ville de Marseille s’associent pour présenter l’itinérance d’une exposition sur l’artiste algérienne Baya. L’exposition intitulée Baya, femmes en leur jardin à Paris, se déploie et s’amplifie à Marseille sous le titre Baya, une héroïne algérienne de l'art moderne du 13 mai au mois de novembre 2023. En complétant les œuvres avec des fonds d’archives privées et les archives nationales d’Outre-Mer, l’historienne Anissa Bouayed, commissaire de l’exposition avec Nicolas Misery, a permis de nouer des relations privilégiées avec des prêteurs publics et privés. Ces documents garantissent- l’authenticité des œuvres présentées, et étoffer le parcours chrono-thématique en inscrivant l’oeuvre dans son contexte politique et historique. 

SAMIA CHABANI

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Partition de l’effroi 

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BIAC Résidence Baoum © Marianne Fresnel
Résidence Baoum ©Marianne Fresnel

Depuis quelques temps, le jeune public a son cirque d’auteur, et de grands noms s’y collent – de Phia Ménard, qui ouvrait la voie il y a une quinzaine d’années avec L’après-midi d’un foehn, à Mélissa von Vépy ou encore Jean-Baptiste André. Pour Coline Garcia, c’est un sacerdoce : dès sa création en 2016, sa compagnie SCoM creuse le sillon d’un cirque contemporain pour le très jeune public, un domaine qu’elle constate alors déserté. Son premier triptyque embrasse les thèmes du corps, de la maison et de la famille, avec notamment le très remarqué TRAIT(s) en 2021, « essai de cirque graphique » se basant sur les univers de Miro et Kandinsky via une Roue Cyr enduite de peinture, sillonnant une page blanche géante. 

Au Théâtre Massalia le 8 février, place à Baoum !, sa création 2024. Toujours un mot simple claquant comme une onomatopée, et un nouvel accessoire fort : ici, c’est le rond qui prend toute sa place. Tour à tour gonflés, relâchés, éclatés, les ballons de baudruche surlignent le travail respiratoire, décomposent le mouvement, suspendent l’instant. De contorsions au milieu du public en beatbox humaine, la bande sonore ouatée se compose avec les sons corporels du duo, captés en direct : souffle, raclements de gorge, battements de coeur… Jolie idée : confier des ballons à certains enfants des premiers rangs, qui les donnent à l’artiste au fur et à mesure que les autres éclatent, comme une manière douce d’initier au concept d’implication dans le spectacle vivant, une réelle expérimentation corporelle partagée.   

Risque partagé               

« Comment on fait pour que ça ne tombe pas ? » Autre manière de mettre l’expérience en partage, avec La Volte Cirque. Ici, porteur et voltigeur se posent à haute voix les questions qui les animent : la sensation physique de la peur, l’attrait immodéré du vide, la quête d’adrénaline, la manière de conjurer le sort, la nécessaire confiance en l’autre… De ce jeu avec les limites – de soi comme des lois physiques –, le bien nommé De bonnes raisons propose une approche ludique. Sidney Pin et Matthieu Gary prennent cependant soin de ne jamais se poser en super héros. Le duo désamorce toute tentation de prise d’ascendance sur un public subjugué, en osant par exemple l’exploit avec l’étiquette du slip qui dépasse ! 

Souvent malin, le spectacle évoque le risque partagé, tacite entre artistes et public, rendu plus tangible encore par des acrobaties de proximité : jamais on n’aura vu – senti presque en son for intérieur – d’aussi près un numéro de bascule ! Composer la partition de l’effroi parmi les spectateurs, évoquer le risque d’instrumentaliser les peurs… Le cirque peut évoquer tout ça à la fois, et c’était une belle manière de célébrer cet art collectif, pour l’un des derniers spectacles de la Biac, sur la magnifique presqu’île des Sablettes hébergeant l’espace chapiteaux du Pôle à La Seyne-sur-Mer. 

JULIE BORDENAVE

La Biac s’est tenue du 9 janvier au 9 février 2025 dans la Région Sud.  

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Histoire(s) de France 

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Histoire(s) de France © Géraldine Aresteanu
Histoire(s) de France © Géraldine Aresteanu

Pour permettre à ses élèves de s’approprier l’Histoire de France, une professeure d’histoire-géographie leur propose de choisir une période et de la rejouer devant leur classe. Arthur veut représenter les puissants, les vainqueurs, tandis que ses camarades préfèrent interpréter le peuple. Dès lors, des questions se posent : quel regard ces gens portent-ils sur l’histoire de leur pays ? Qui peut jouer à être qui ? Pour cette pièce, l’auteur et metteur en scène Amine Adjina renoue avec les protagonistes de sa pièce précédentes Arthur et Ibrahim, qui interrogeait déjà le rapport d’enfants à leur identité. Ils sont rejoints par leur camarade Camille, qui veut rendre aux femmes leur place dans l’Histoire. Sur scène, les trois comédien·ne·s sont accompagné·e·s par une traductrice en langue des signes. 

CHLOÉ MACAIRE

25 février 
Les Salins, Scène nationale de Martigues 

Cérémonies 

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Cérémonies © AMU
Cérémonies © AMU

Depuis 2009, le Raoul Collectif élabore une méthode de création théâtrale fondée sur le travail collectif. Dans le cadre de son partenariat renouvelé avec l’Université Aix-Marseille, le Théâtre Joliette invite deux des comédiens fondateurs de la troupe belge, Romain David et Jean-Baptiste Szézot, à travailler avec un collectif beaucoup plus élargi. Trente jeunes étudiant·e·s en Arts de la scène se retrouvent ainsi sur le plateau pour Cérémonies. Iels piochent dans le répertoire du Raoul Collectif, qui lui-même se réapproprie les grandes figures théâtrales telles qu’Antigone et Don Quichotte. À travers l’imbrication de ces récits, les nombreux interprètes interrogent les discours de notre passé, nos mythes et la manière dont ils nous arment pour affronter le futur. 

CHLOÉ MACAIRE

Du 18 au 21 février 
Théâtre Joliette, Marseille 

Sens dessus dessous

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Sens Dessus Dessous © Pauline Maillet
Sens Dessus Dessous © Pauline Maillet

Entre danse, concert et théâtre, André Dussolier, voix magnétique et regard perçant, fait partager son amour et sa gourmandise de la langue française, à travers un florilège de textes et d’auteurs qu’il affectionne. À savoir Victor Hugo, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Roland Dubillard, Sacha Guitry, Henri Michaux, Raymond Devos, André Frédérique, L’abbé de L’Attaignant, Michel Houellebecq. En bonus, quelques intermèdes amusants avec les vœux de bonne année des Présidents de la Ve République. On peut remarquer qu’il n’y a aucune femme parmi ce panthéon littéraire personnel. Un spectacle que l’acteur met lui-même en scène, plus de 20 ans après son Monstres sacrés, sacrés monstres, déjà patchwork de textes d’illustres écrivains et poètes. 

MARC VOIRY

25 février au 1er mars
Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence

La Belle Hélène

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La Belle Hélène © Christian DRESSE
La Belle Hélène © Christian DRESSE

Chef-d’œuvre du genre mésestimé de l’opéra-bouffe, La Belle Hélène, créé en 1864, ne se contente pas d’être un hilarant vaudeville aux airs remarquablement bien troussée. Non content de singer les travers rossiniens et wagnériens du grand opéra, Jacques Offenbach y réinterprétait également avec malice les travers de la cour de Napoléon III en prenant soin de resituer l’action dans la Grèce antique. Le metteur en scène Bernard Pisani s’est déjà adonné six fois à la direction cette pièce: il pourra compter pour cette production sur Laurence Janot dans le rôle-titre et Matthieu Justine dans celui de l’aimant – mais peureux – Pâris. Le chef Didier Benetti dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Marseille sur cette partition qu’il connaît déjà par cœur.

SUZANNE CANESSA

22 et 23 février
Théâtre de l'Odéon, Marseille

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Une bleue qui a tout d’une grande 

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Élise Vassallucci © XDR
Élise Vassallucci © XDR

Elise Vassallucci est certainement plus qu’une chanteuse de jazz. Sur son premier album, Capharnaüm, cette artiste, née en 1998 à Marseille, déploie des pans d’une autobiographie sensible aux parfums d’un jazz qui se conjugue pleinement avec la chanson française la plus poétique. Encore étudiante au Centre des musiques Didier Lockwood, à Paris, c’est entre les conservatoires d’Aix-en-Provence et de Marseille qu’elle s’est formée en violon classique, en jazz et en chanson française (ainsi qu’auprès de Francis Cabrel à Asttafort). Elle nous convie ici, dans sa propre chambre, dans la maison familiale de Rognes (où elle a écrit ses premiers textes). Ce premier album peut aussi bien toucher l’amateur·rice du jazz le plus authentique que l’auditeur·trice de la chanson francophone.

Individuel et collectif

Une création individuelle, dans une production collective, c’est ainsi qu’Elise Vassallucci entend définir sa méthode de travail sur ce disque. « Quand je propose une composition, je viens avec des paroles et la mélodie. On s’assied en cercle et on discute. Comme c’est un disque très intime, je devais m’entourer de personnes de confiance. Sans les couleurs de Mélanie Pérez (chœur), Pierre Mikdjian (piano), Nghia Duong (contrebasse) et Léo Achard (batterie), ma musique n’est rien ». De fait, les arpèges impressionnistes du pianiste, les lignes profondes du contrebassiste et les rythmes envoûtants du batteur tissent au fil des titres un canevas sensoriel serti d’émotions contrastées. 

Le duo avec le batteur sur Ma Muse, un titre d’inspiration brésilienne, permet de saisir l’ampleur de la complicité qui l’unit au jeu coloriste de ce rythmicien poétique. Ce morceau est un beau pied-de-nez à la question du genre dans le jazz, puisque cette « muse » en question est un homme, un ancien amoureux. Elle y déclame vouloir s’amuser en homme : « C’est par rapport à toutes les fois où j’ai dû m’imposer pendant les jam-sessions, dans un univers toujours très masculin. J’ai fait mon coming-out queer pendant la création de l’album. Cela fait bien dix ans que je suis militante féministe. Ça permet d’être de moins en moins invisible dans le milieu du jazz où se développe un sens de la sororité qui implique des musiciennes comme la contrebassiste Louise Knobil, ou aussi des techniciennes, des attachées de presse… »

Une nouvelle voix

Et puis il y a cette voix, qui a tout d’un instrument. « J’ai toujours chanté mais j’avais tendance à me cacher derrière le violon », instrument qui ne lui permet pas d’exprimer sa colère à l’adolescence. Elle trouve un espace nouveau dans la littérature, puis dans le jazz, où elle trouve sa voix, notamment par la pratique du scat. « Le be-bop m’a inspirée jusque dans l’écriture de mes textes, par exemple sur Marseille, où je prends appui sur une rythmique impaire qui m’a beaucoup influencée ». 

Mélismes fondants, allongement des phonèmes, ampleur de la tessiture ou même parlé-chanté aux contours rappologiques : Elise Vassallucci s’empare avec délectation de registres variés pour nous balader dans ses émotions intimes. Sans jamais se départir d’un sens de la chanson francophone qui emprunte autant à Piaf qu’à Brel (dont elle retrouve les accents narquois), à Joe Dassin qu’à Cabrel (dans le sens d’une chanson authentiquement populaire). Sans oublier la voix mezzo-soprano d’une Barbara, dont elle reprend, en dernière plage du disque Mon Enfance, où si à l’écoute de ces paroles enrobées dans un écrin symphonique délicatement groovy vous ne versez pas ne serait-ce qu’une larme, consultez !

LAURENT DUSSUTOUR

Capharnaüm, Élise Vassallucci

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Yohanne Lamoulère

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Oeil Noir © Yohanne Lamoulère
Oeil Noir © Yohanne Lamoulère

Photographe reconnue, Yohanne Lamoulère (du collectif Tendance Floue) passe pour la première fois derrière la caméra. Au Zef, scène nationale de Marseille, dont elle fait partie des artistes associés, elle présente son film intitulé L’œil noir. Un moyen métrage qui poursuit le travail au long cours de cette artiste, à savoir capturer les images d’un Marseille périphérique, de ses quartiers, de sa jeunesse populaire – comme on a pu le voir dans son livre paru en 2018 Faux bourgs. Le film est projeté dans le cadre de l’exposition du même nom, qui mêle images fixes comme animées, fanzine et peinture.

NICOLAS SANTUCCI

Vernissage le 25 février
Zef, Scène nationale de Marseille

Montagne Sauvage 

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Shan Montagne sauvage © Phillipe Clin
Shan Montagne sauvage © Phillipe Clin

Shan est un groupe, membre de la compagnie musicale vauclusienne Naï Nô Production, et composé du guitariste et compositeur Pascal Charrier, du saxophoniste et clarinettiste Julien Pontvianne et du batteur et percussionniste Ariel Tessier. À travers leurs improvisations, ils font dialoguer leurs instruments, donnant naissance à des sonorités profondes, vibrantes et contemplatives inspirées par la montagne – d’où le nom de leur projet Montagne Sauvage, déjà immortalisée sur un album live lors d’un concert dans les Hautes-Alpes. Accueilli quelques jours en résidence au Vélo Théâtre (Apt) pour sa nouvelle création, le trio est rejoint par la Norvégienne Sigrid Aftret au saxo et à la flûte, et par le Turc Canan Domurcakli au saz et à la voix.

CHLOÉ MACAIRE

21 février 
Vélo Théâtre, Apt 

Marjan

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MARJAN © Morteza Herati
MARJAN © Morteza Herati

Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi sont deux comédiens-marionnettistes afghans, évacués vers la France en 2021, lors du retour des talibans au pouvoir. Avec la Compagnie Hasards d’Hasards, ils créent Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, un conte marionnettique destiné aux enfants à partir de 8 ans. Ce spectacle juxtapose leur histoire, et celle de Marjan, un lion détenu au zoo de Kaboul entre les années 1975 et 2002, surpassant largement l’espérance de vie de son espèce malgré une blessure causée par une grenade, devenant un symbole du courage du peuple afghan. Ce double récit permet aux deux interprètes d’aborder des sujets comme la dictature, l’extrémisme religieux et l’exil, mais aussi le vivre ensemble et la capacité de l’humain à trouver du beau dans l’horreur. 

CHLOÉ MACAIRE

19 février, 10h30 et 14h30
Forum de Berre, Berre l’Étang 

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