mardi 29 septembre 2026
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Kadans Caraïbe 

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CLÉLYA ABRAHAM QUARTET © X-DR

Pour cette 13e édition, le festival Kadans Caraïbe investit la Cité de la Musique en une soirée unique, le 17 mai, en deux temps. D’abord une table ronde autour du projet « Yoalé » – initiative de l’association Macaya, qui parlera de la migration afro-caribéenne à Marseille. 

En deuxième temps, le festival accueille le Clélya Abraham Quartet pour un concert à la croisée du jazz moderne, du classique et des musiques afro-caribéennes. Après son album La Source, sorti en 2022, elle nous présente son nouveau projet Atacama accompagné de son quartet renouvelé – on retrouve Samuel F’hima à la contrebasse, mais aussi Kévin Lazakis à la guitare et Ananda Brandao à la batterie.

LAVINIA SCOTT

17 mai
La Cité de la Musique, Marseille 

KA-IN 

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@ Richard Haughton

Le Grand Théâtre de Provence accueille KA-IN sur deux dates les 16 et 17 mai. Les treize acrobates et danseurs du Groupe acrobatique de Tanger nous dévoilent le nouveau spectacle mis en scène par la chorégraphe Raphaëlle Boitel. KA-IN est un cirque dansé où se multiplient les acrobaties. Une épopée circassienne de courage, d’identité et de dépassement de soi. 

C’est un hymne à la jeunesse et à l’idée de suivre sa curiosité. Chercher à savoir ce qu’il y a « l’autre côté » pour vivre en toute liberté. Héritiers de l’acrobatie marocaine, ils s’inspirent de leur histoire, et explorent les cultures de la Méditerranée, naviguant entre Europe et Afrique, cirque et ballet ; tradition et modernité.

LAVINIA SCOTT

16 et 17 mai 
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

Fantaisie Minor

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Fantasie minor © Martin Argyroglo

Le chorégraphe Marco da Silva Ferreira s’empare de la Fantaisie en fa mineur, op. 103 de Franz Schubert, œuvre pour piano à quatre mains, pour proposer une confrontation des cultures et des générations. Ou peut-être une alliance ? Sur scène, deux danseur·euse·s spécialistes de danse urbaine se frottent à la musique de Schubert, s’y cognent quand leurs codes ne s’y retrouvent pas. Puis se l’approprient peu à peu, délaissant les codes et déployant assurance et sensibilité. 

Ce spectacle, porté par le Centre chorégraphique national de Caen sera présenté à l’abbaye de Montmajour. Une programmation du Théâtre d’Arles, dans le cadre du dispositif Aller Vers de Les Théâtres.

CHLOÉ MACAIRE

15 mai 
Abbaye de Montmajour, Arles 

O

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O, Cie Rhizome © Quentin Chevrier

Chloé Moglia est une suspensive. Une pensive qui se suspend, une circassienne qui ne cherche pas l’épate, une acrobate qui impose d’autres exploits, et d’autres admirations, tenaces. Car avec la compagnie Rhizome il est question de tenir, d’être robuste, d’évoluer lentement, posément. 

Dans O la suspensive évolue dans un grand cercle une forme sans fin ni début, avec des mots qui appellent à changer notre rapport au monde : plongée dans les spirales d’un monde en danger d’implosion, il ne s’agit plus de faire des périlleux doubles ou triples mais de tenir, le plus longtemps possible. D’une main, le plus longtemps possible.

AGNÈS FRESCHEL

15 et 16 mai 
Le Zef, Scène nationale de Marseille

Youn Sun nah & Bojan Z

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Youn Sun Nah © Seung Yull Nah

Youn Sun Nah, c’est la chanteuse de jazz sud-coréenne aux multiples distinctions. Installée à Paris depuis 1995, elle a sorti de nombreux albums à succès, dont Reflets pour lequel elle remporte le Prix de la meilleure jeune artiste de l’année dans son pays. 

Au théâtre La Colonne de Miramas, elle passe en duo avec le pianiste Bojan Z. Elle y présente sa dernière sortie Elles qui explore un éventail d’influences variées ; des voix de Nina Simone à Edith Piaf ou Björk. Elle revisite les classiques, My Funny Valentine, le spiritual de Sometimes I Feel Like a Motherless Child mais aussi le rock psychédélique de White Rabbit.

LAVINIA SCOTT

15 mai
La Colonne, Miramas

Voyage musical au cœur du Grand Avignon

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© X-DR

Du 12 au 18 mai 2025, les artistes-enseignants du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon invitent habitants et mélomanes à la deuxième édition de leur Festival Itinérant. Une semaine de concerts gratuits, dans des églises, domaines et salles patrimoniales du territoire. Chaque date devient une étape d’un voyage musical unique.

Le périple s’est ouvert le lundi 12 mai à Velleron, avec un quintet de jazz groovy pour une première escale rythmée. Le lendemain, à Sauveterre, cap au sud avec Neuf Tangos, un hommage vibrant à l’Argentine du compositeur Osvaldo Lassalle interprétés par L’Orquesta Tipica composé de professeurs du conservatoire : Yvonne Hahn (bandonéon), Anne-Cécile Brielles (violon), Marlène Pianet (violon), Sophie Mouson (alto), Florence-Marie Béthune (violoncelle), Michael Ekmektchian (piano) et Frédéric Béthune(contrebasse).

Changement d’atmosphère le mercredi 14 mai à Rochefort-du-Gard, où la voix lyrique se mêlera au piano dans un récital de mélodies françaises et d’airs des grandes héroïnes de l’opéra.

7 jours sur 7

Le jeudi, place à la virtuosité française avec un duo clarinette-piano à Saint-Saturnin-lès-Avignon tandis que le vendredi à Villeneuve-lez-Avignon, les guitares et le piano nous guideront Sur les pas du Fandango, entre feu espagnol et accents latino-américains.

L’originalité culminera le samedi à Vedène, avec un duo inattendu harpe-tuba, traversant les époques de Bach à Piazzolla. Enfin, bouquet final, le dimanche 18 mai à Jonquerettes : un ensemble de treize vents offrira une Gran Partita de Mozart et une symphonie rare de Gounod dans un cadre champêtre.

Ce festival, accessible à tous, est l’occasion rêvée de découvrir la richesse et la diversité du Conservatoire. Sept jours, sept communes, sept univers : une traversée musicale à ne pas manquer.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Festival Itinérant du Conservatoire Grand Avignon 
Du 12 au 18 mai 
Divers lieux, Avignon et alentours

Mizu

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Pour cette pièce de paysage sur l’eau – Mizu signifie eau en japonais –, la marionnettiste Elise Vigneron confronte ses créatures de glace à la danse très physique de la chorégraphe et circassienne Satchie Noro, habituée des suspensions en tous genres. 

Sur le plan d’eau d’Apt, les deux artistes fusionnent leurs univers, explorant le porté, l’équilibre et la métamorphose dans un dialogue inédit et poétique entre deux incarnations – corps de glace manipulé, et corps de chair contorsionné, autour de l’élément liquide. 

JULIE BORDENAVE

14 mai  
Plan d’eau d’Apt
Une proposition du Vélo Théâtre

On purge bébé

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Dans On purgé bébé de Feydeau, il est question de pots de chambre soi-disant incassable, de problèmes intestinaux, de commerce et de tromperie. De bourgeois caricaturaux, de quiproquo et de scènes de ménage, comme dans tout bon Vaudeville. Et, chose plus rare pour le genre, d’un enfant roi, le petit Toto qui refuse de prendre sa « purge » (médicament contre la constipation) alors que son père reçoit un client important.   

Accueillie en résidence à Châteauvallon (Ollioules), la metteuse en scène Karelle Prugnaud revisite ce classique du théâtre de boulevard, dans une mise en scène qui mêle théâtre et cirque. Ici, Toto est un acrobate (Martin Hesse) et les adultes sont des clowns sans nez rouges. 

CHLOÉ MACAIRE

Du 14 au 16 mai 
Châteauvallon, scène nationale d’Ollioules

Émile fait le spectacle

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Dessin de Ronan Badel

Le petit Émile est né en 2012 dans les pages d’un livre pour enfants écrit par Vincent Cuvellier et illustré par Ronan Badel, qui déclinent bientôt les aventures de son très jeune personnage dans une trentaine d’histoires publiées. Des aventures qui prennent leur source dans l’imagination foisonnante d’Émile à l’esprit libre et au fort caractère. 

Après avoir assisté à un concert de l’Orchestre National d’Île-de-France mettant en musiques les premières histoires de la série, Nathalie Sandoz décide d’en créer une adaptation théâtrale avec Guillaume Marquet, qui incarnait déjà Émile dans la version orchestrale. Ce spectacle familial dresse, histoire après histoire, le portrait attachant d’un petit garçon plein d’optimisme et d’imagination. Une ode à l’enfance. 

CHLOÉ MACAIRE

Les 14 et 15 mai 
Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence

Non-noyées, en résonance  

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© L.B.F.

Fin de journée. Le public envahit le Panorama de la Friche Belle de Mai et sa lumière traversante pour deux lectures. D’abord, la romancière et artiste Diaty Diallo introduit le propos : les violences policières et plus généralement les violences systémiques et les questions coloniales : Sonia Chiambretto, autrice Comme un printemps, je serais nombreuse, une exposition collective en lien avec les émeutes et la vie dans les banlieues à la Friche (lire sur journalzebuline.fr), l’a invitée à lire un de ses écrits lors d’une carte blanche.

Diaty a elle-même convié Myriam Rabah-Konaté, une consœur autrice, danseuse et documentariste sonore, pour la lecture de ses ouvrages : Non-noyées et Edwarda. À travers la poésie et le récit, Myriam aborde la mémoire, l’identité, et la résistance des femmes afrodescendantes confrontées aux héritages coloniaux et aux oppressions contemporaines, par le biais d’une métaphore avec les mammifères marins et leurs habitats. Les textes récités et les œuvres exposées dialoguent autour de thématiques communes,  liées au lieu de vie.  

L’habitat 

C’est ensuite au tour de Diaty Diallo de lire un passage tiré de sa série Les âmes vivantes de la cité des Grandes Aigrettes, qui sort avec la revue La Déferlante, sur le thème « habiter ». Le texte fait entendre plusieurs voix, des témoignages inspirés du réel, mais au trait poussé, apparaissant comme des récits mythologiques. Ils font visiter la cité et racontent leur vérité. Car le texte n’est pas forcément violent, il est aussi onirique, se penchant sur la quiétude et le beau de ces espaces pleins de vies et d’humanité.  

 Myriam Rabah-Konaté © L.B.F.

La lecture est accompagnée de bruitages que Diaty crée elle-même en temps réel. Le bruit d’un souffle d’abord, qui se transforme en brise plus intense, puis, quelques instants après un chant mélancolique, celui des fantômes des cités, puis des chants d’oiseaux, amplifiant les mots qu’elle récite. Des textes poétiques et engagés qu’on écoute, les yeux fermés, résonner avec l’exposition. 

LILLI BERTON FOUCHET 

La lecture s’est déroulée le 2 mai à la Friche Belle de Mai et dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain 

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