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Une histoire humaine acrobate

La compagnie Akoréacro, qui fête ses 20 ans d’existence, débarque à La Seyne-sur-Mer avec son chapiteau, ses 15 caravanes et sa roulotte cuisine, pour présenter son dernier spectacle Ostinato. Quelques questions à Jean-François Pyka, responsable de production au sein de cette compagnie qui allie musique et acrobaties

Zébuline. Pour Ostinato, comment s’est organisé le travail entre les acrobates, les musiciens, le metteur en scène, la scénographie ?

Jean-François Pyka. Il y a 13 artistes sur la piste, neuf acrobates, trois musiciens et une acrobate-musicienne. Le point de départ du travail, c’est avant tout l’acrobatie, parce que c’est très chronophage d’arriver à un objectif acrobatique. Puis très rapidement les musiciens composent en même temps qu’on essaye des scènes. Et ensuite le metteur en scène Alexandre Markov, qu’on a sollicité pour ce spectacle, qui vient du théâtre et des arts de la rue, a commencé à former des tableaux, à intégrer les musiciens dans l’action, ce qui est très important pour nous. Tout ça a pris aussi beaucoup de temps. On a mis un an à créer Ostinato, dont 6 mois au plateau.

Ostinato renvoie à une idée musicale de répétition et d’insistance. Comment cette notion est-elle arrivée ?

On avait envie de raconter une histoire toute simple, universelle, pour embarquer le public : l’histoire de l’humanité, en une heure de temps, de la préhistoire jusqu’à la conquête de la Lune. Qu’est-ce que qu’est-ce que ça raconte de l’humanité de vouloir toujours aller plus loin, toujours aller plus haut ? Ostinato, c’est la traduction de l’italien, obstiné, obstinément. Et c’est aussi effectivement une forme musicale répétitive, qui varie très légèrement.

Cette notion de répétition s’applique aussi dans les acrobaties du spectacle ?

Il y a effectivement une histoire de répétition, une idée de boucle qui revient. C’est en gros la même histoire racontée à une époque différente. On revoit les mêmes personnages, mais dans une ère différente, et ça crée des décalages très drôles. C’est une espèce de traveling permanent, où on court après la montre, on court après le temps, dans une forme très acrobatique, très musicale, très cirque. On ne s’attarde pas à raconter un épisode en particulier, le public est embarqué dans une folle histoire, absurde, avec vraiment cette notion de temps qui déroule.

Qu’en est-il de la scénographie ?

Je ne vais pas tout dévoiler, mais il y a chez Akoréacro, pour chaque création, une envie d’aller encore plus loin dans le challenge acrobatique. Donc ça passe par des agrès, et sur Ostinato, l’agrès fait décor, fait scénographie, en évoluant tout au long du spectacle, avec des utilisations différentes, selon les époques. Un agrès qui va amener une acrobatie toujours plus haute, toujours plus spectaculaire. Ça commence au sol et ça finit dans les airs, dans un décor mouvant en permanence.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARC VOIRY

Ostinato

Du 13 au 15 mars

puis du 20 au 22 mars

Chapiteaux de la mer, La Seyne-sur-mer
Une proposition du Pôle - Arts en circulation
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