Il est des après-midis où la Canebière semble prendre l’éclat des grandes premières de Broadway. En accueillant cette nouvelle production de Hello, Dolly ! le Théâtre de l’Odéon ne s’est pas contenté de monter une comédie musicale : il a réveillé un vent d’optimisme et de panache qui a instantanément conquis le public phocéen.
Dès les premières notes de l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, le décor est planté : nous sommes dans le New York flamboyant des années 1890. Au centre de cette fourmilière, Laurence Janot incarne une Dolly Gallagher Leviabsolument magnétique. Veuve aussi extravagante qu’ingénieuse, elle déploie une énergie débordante pour mener à bien sa mission la plus délicate : se trouver un époux en la personne du grincheux mais richissime Horace Vandergelder, campé avec une drôlerie bourrue par Rémi Cotta.
Quiproquos et triomphe de l’amour
La mise en scène de Carole Clin réussit le tour de force de fluidifier une intrigue riche en rebondissements. On suit avec un plaisir non dissimulé les escapades new-yorkaises de Cornelius et Barnaby, fuyant leur boutique de banlieue pour une aventure qui les mènera tout droit au restaurant Harmonia Gardens. C’est là, entre deux sorties improvisées et des quiproquos savamment orchestrés, que la magie opère véritablement.
L’ensemble de la troupe, des modistes élégantes aux danseurs aériens, porte ce spectacle vers une conclusion où, sans surprise mais avec un bonheur immense, l’amour finit par triompher pour chacun. Plus qu’un simple divertissement, cette production est une véritable célébration de la vie, portée par une orchestration brillantissime, qui laisse le spectateur avec un sourire indélébile bien après le baisser de rideau.
DANIELLE DUFOUR-VERNA
Spectacle donné les 7 et 8 mars au Théâtre de l’Odéon, Marseille.
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