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Cultures et régénération

4 ans, 9 villes européennes pour expérimenter des régénérations écologiques fondées sur la culture. À La Friche, le projet Future DiverCities dresse un riche bilan

Considérer « l’espace vacant » des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l’art, tel était l’objectif du programme européen Future DiverCities. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en bénéficiant d’un budget considérable (1 994 232 €, dont 340 947 € pour La Friche Belle de Mai, qui en assurait la coordination).

Une expérience réplicable ?

Le 16 avril, c’était l’heure du bilan à La Friche, et globalement, il semblait satisfaisant. Peut-être réplicable, si on table sur ce qu’exprimait Gilles Pelayo, qui représentait la Commission Européenne : « mettre ainsi l’écologie au centre résonne avec les priorités de l’UE ». Et sur le portail détaillant les financements, dans le registre technocratique usuel : « ces projets pilotes serviront aux chercheurs, qui formuleront des recommandations et des méthodes pour mieux qualifier et systématiser le facteur écologique dans les stratégies de régénération urbaine axées sur la culture. Ce projet vise à préparer les responsables des pôles créatifs à mener des débats plus larges sur la régénération urbaine durable, contribuant ainsi à un changement de paradigme politique plaçant l’écologie au cœur des préoccupations. »

Loin du jargon, les structures invitées témoignaient de belles expériences, sur des sites très variés. Quatre ans, c’est suffisant pour prendre le temps de vivre avec les habitants d’un territoire, de les connaître, de leur demander ce qu’ils aimeraient que les artistes transmettent à leurs jeunes générations. « Quelles œuvres on laisse dans leurs squares, jardins, montagnes ? », voilà qui était important pour Martina Aiazzi Mancini, venue des Appenins, région de forêts. Idem pour Anna Priedola : Liepaja, sa ville Lettone, a connu une histoire militaire lourde ; l’enjeu dans ce port de guerre était de montrer à quel point le littoral alentour fourmille d’une biodiversité fragile mais vaillante. Hannu Hautti et Laura Pakarinen, en Finlande, défendaient un propos similaire : prêter attention aux relations entre humains et non-humains, pour envisager un futur plus juste pour tous. Conclusion de Laetitia Manach : « Ce sont des apprentissages : le projet s’achève, mais le travail n’est pas fini. C’est toujours une bataille de préserver les communs contre l’économie. »

GAËLLE CLOAREC

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