« Je préfère les artistes qui montrent peu » explique l’artiste franco-slovène de 63 ans. Une préférence qu’il pratique lui même dans cette nouvelle exposition intitulée Solitudes insulaires. Un diptyque de ses voyages aux îles Kerguelen et au Japon dont les vastes étendues vides sont les personnages principaux. Des paysages insulaires et dépouillés traversés parfois par un animal ou une silhouette, dont la présence semble alors éphémère. Une solitude brisée seulement par le dialogue qui se tisse avec l’architecture romane de l’abbaye.
En 1995, Klavdij Sublan entame ses recherches sur la solitude, à travers le prisme des prisonniers enfermés. Il publie des séries de photos des jeunes détenus de Fleury-Mérogis auprès desquels il animera des ateliers. Cartier-Bresson, Marc Riboud et William Klein accepteront d’ailleurs l’invitation de le rejoindre. Il poursuivra ces ateliers dans les pays de l’ex-URSS en parallèle de séries de photos dans les Balkans, en mer Noire, dans les Caraïbes ou en Indonésie. Il est reconnu pour traiter de grands enjeux de la société en portant son regard aux marges de l’actualité.
AMANDINE EL ALLAUI
Solitudes insulaires
Jusqu’au 1er novembre
Abbaye de La Celle
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