mardi 11 août 2026
No menu items!
cliquez sur l'image pour en savoir plusspot_img
Cliquez sur l'image pour vous abonnerspot_img
Accueil Blog Page 86

Oiseau

0
Oiseau © Christophe Raynaud de Lage

Adapté et mis en scène par Anna Nozière d’après son propre texte publié aux Éditions Théâtrales Jeunesse, Oiseau est un spectacle jeune public (dès 9 ans) qui aborde, avec humour et sensibilité, des thèmes essentiels tels que la mort, le deuil et la vie à travers le regard des enfants. L’histoire se déroule dans une école où Mustafa, qui vient de perdre son père, et Paméla, qui a récemment perdu son chien, se lient d’amitié autour de leur chagrin. Leur rencontre avec Françou, une petite élève de CP persuadée de savoir comment « aller de l’autre côté » pour revoir les disparus, déclenche une aventure collective qui va impliquer toute la classe et déstabiliser les adultes : enseignants, directrice, parents et gardiens.

Un spectacle qui invite à « parler de la mort comme on parle de la vie » dans une mise en scène mêlant jeu live, vidéo et musique.

M.V.
5 et 6 février
Le Zef, scène nationale de Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

La Famille

0
La Famille © Cyril_Bruneau

Une comédie théâtrale écrite et mise en scène par l’auteur, metteur en scène, cinéaste et dramaturge Samuel Benchetrit, autour d’une famille dysfonctionnelle. Le père, la mère, les deux frères ne se fréquentent que rarement, jusqu’à ce qu’un événement bouleverse leurs habitudes. Tous doivent se retrouver autour d’un dîner qui va révéler rancœurs, non-dits et ressentiments. Une réunion de famille (avec Patrick Timsit, François-Xavier Demaison, Claire Nadeau, Kate Moran et Jackie Berroyer) qui devient le terrain d’une tragicomédie des relations humaines, mêlant humour, dialogues incisifs et moments d’émotion.

M.V.
10 au 14 février
Théâtre de L’Odéon, Marseille
Dans le cadre de la programmation hors-les-murs du Théâtre du Gymnase.

Retrouvez nos articles Scènes ici

Un barrage contre le pacifique

0
Un barrage contre le pacifique © X-DR

Adaptation théâtrale par Anne Consigny du roman majeur de Marguerite Duras, qui s’inspire largement de son enfance passée en Indochine française. Elle y raconte l’histoire d’une mère sans nom, vivant en 1931 avec ses deux enfants dans une concession qu’elle a achetée après quinze ans de labeur, espérant y construire une vie meilleure. Un portrait intime et violent de la condition féminine et des désillusions coloniales. Sur scène, l’actrice s’empare de ce texte dans un seule en scène où elle est à la fois adaptatrice, metteuse en scène et comédienne, donnant vie à cette famille et aux figures qui gravitent autour d’elle.

M.V.
6 et 7 février
Théâtre d’Arles

Retrouvez nos articles Scènes ici

El Ajouad (Les Généreux)

0
Les genereux ©X-DR

Écrite en 1984 par Abdelkader Alloula, la pièce El Ajouad, dont le titre signifie littéralement « Les Généreux », est une fresque sociale qui se déroule autour de trois personnages : un concierge de lycée, un employé d’hôpital et un syndicaliste qui protège des animaux abandonnés. Explorant avec humour et gravité la générosité discrète de ces humbles face aux inégalités de la société, cette adaptation présentée par le Collectif Gena, en collaboration avec la compagnie Istijmam mêle, dans un espace scénique volontairement dépouillé, comédiens algériens et français. Et fait dialoguer le français et l’arabe sans sur-titrage, invitant le public à sentir la musicalité des langues.

M.V.
4 au 7 février
La Criée, Théâtre National de Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

Les genereux ©X-DR

Sortir du cadre

0
La Lumière ne meurt jamais de Lauri-Matti Parppei © Made

Musicien, cinéaste et plasticien, Lauri-Matti Parppei vient de la scène underground finlandaise, où il s’est fait connaître avec son groupe Musta valo. Auteur de courts métrages remarqués (Silent As Murderers, The Last Day), il inscrit avec La lumière ne meurt jamais son premier long métrage dans un territoire expérimental où cinéma et musique se répondent. Le film est tourné à Rauma, sa ville natale, dans un paysage nordique marqué par la retenue, le silence et une certaine difficulté à formuler la souffrance psychique.

Le récit suit Pauli, virtuose de la flûte traversière – Samuel Kujala, tout en émotivité butée –  revenu vivre chez ses parents après une dépression. La musique, pourtant au cœur de son identité, se fait absente : l’instrument porte désormais le poids d’une réussite devenue stérile. La rencontre avec Iiris – Anna Rosaliina Kauno – ancienne camarade de classe devenue musicienne expérimentale, marque un premier déplacement. Iiris évolue hors des cadres : improvisations, micros de contact, objets détournés, sons enregistrés sur le vif.

Ce que raconte La lumière ne meurt jamais n’est pas tant l’opposition entre musique classique et musique expérimentale que le lent glissement d’un regard – et d’une oreille. Pauli observe les pratiques de Iiris et de son camarade de jeu avec une distance, parfois un scepticisme que partage avec lui le spectateur. Les expériences paraissent d’abord anecdotiques, voire absurdes, avant de devenir peu à peu concluantes. La création cesse d’être une démonstration pour devenir un espace partagé, où l’erreur, le tâtonnement et l’écoute collective prennent le pas sur la maîtrise.

C’est quand il fait réellement place à la musique que La Lumière ne meurt jamais se révèle, formellement parlant, le plus intéressant. Toute la musique du film est enregistrée en direct pendant le tournage, selon un principe proche du Dogme95 cher à Lars Von Trier et Thomas Vinterberg : pas de postproduction luxueuse, mais un travail in vivo, fragile, exposé. La mise en scène, construite avec le chef opérateur Mikko Parttimaa, reste volontairement sobre, presque classique, laissant aux séquences musicales le soin de fissurer le cadre.

Le film avance ainsi comme une partition : silences prolongés, motifs récurrents, variations progressives. Le retour final de la flûte, longtemps tenue à distance, vient magnifiquement clore le récit. Le même instrument, mais chargé de l’expérience collective, transformé par le chemin parcouru. 

SUZANNE CANESSA

La Lumière ne meurt jamais, Lauri-Matti Parppei
Sortie le 4 février 2026

Retrouvez nos articles Cinéma ici

Relay

0
Hannan Jones et Samir Kennedy©Alan Dimmick

Donné dans le cadre du festival Parallèle, Relay réunit pour la deuxième fois les artistes-performeurs Hannan Jones et Samir Kennedy. Méditation sonore, musicale, dansée et improvisée sur l’identité, et tout particulièrement sur le dialogue entre identité algérienne et britannique, Relay établit des ponts entre interprètes, disciplines et pays – Marseille et Glasgow, villes jumelées, y occupent une place de choix. Une célébration de l’ailleurs où l’abstraction se fraye également une place de choix.

S.CA.
6 février
Friche Belle de Mai, Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

Amine Soufari

0
Amine Soufari Trio © Studio Escobette

Mené par le pianiste et compositeur Amine Soufari, le Trio Amine Soufari explore des territoires musicaux où jazz, musiques populaires nord-africaines et improvisation se rencontrent. Aux côtés de France Duclairoir (contrebasse) et Nadia Tighidet (percussions), Amine Soufari tisse un langage musical ouvert, mouvant, ancré dans des motifs rythmiques méditerranéens tout en s’autorisant des éclats de liberté et des dialogues intenses. Le trio privilégie un souffle collectif, où chaque musicien fait résonner sa singularité tout en partageant un même horizon sonore.

S.CA.
7 février
Cité de la musique, Marseille

Retrouvez nos articles Musiques ici

Quatuor Agate

0
Quatuor Agate © X-DR

Le Quatuor Agate, formation française en pleine ascension, investit le Palais du Pharo le 7 février avec un programme de musique de chambre où s’imposent précision d’exécution et densité expressive. Une soirée en trois mouvements où se répondent Mozart, Taillefer et Ravel. Du maître du classique aux confins de l’impressionnisme français, en passant par une compositrice retrouvant à juste titre ses lettres de noblesse, l’ensemble prenant pour modèle une pierre constituée de couches différentes entendent tisser un tissu de corrélations. Les cordes s’y densifieront peu à peu, esquissant non pas une rupture mais un continuum entre tradition et invention, précision et lyrisme.

S.CA.
7 février
Palais du Pharo, Marseille

Retrouvez nos articles Musiques ici

Beethoven

0
Sayaka Shoji © Sacha Gusov

C’est à un géant du répertoire symphonique que le Cercle de l’Harmonie s’attaquera le 6 février au Grand Théâtre de Provence. Sous la baguette affutée de Jérémie Rhorer, la troisième Ouverture de Léonore, prélude dramatique à l’unique opéra du compositeur, Fidelio, ouvrira les hostilités. Viendra ensuite le célèbre Concerto pour violon, confié à la virtuose japonaise Sayaka Shoji.Nul doute que les lignes claire set expressives du violon noueront un dialogue passionant avec les couleurs sensibles de l’orchestre sur instruments d’époque. Pour clore la soirée, la Symphonie n° 4 déploiera sa vigueur mélodique, lumineuse et poétique.

S.CA.
6 février
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

Retrouvez nos articles Musiques ici

The Mastermind : Art, loose et jazz

0
Condor Production

A Framingham, petite ville du Massachussetts, James Mooney (Josh O’Connor) fils de bonne famille, menuisier au chômage, marié à la discrète Terri (Alana Haim), père de deux enfants, citoyen au-dessus de tout soupçon, imagine le vol de quatre tableaux d’Arthur Dove dans le musée local. On est dans les années 70. C’est l’automne. Le chef op Christopher Blauvelt reconstitue une lumière chaude, poudrée. Dominantes ocre, jaune, marron.

La banlieue est pavillonnaire, les téléphones filaires et les chemises cintrées. Les autos sont des Buicks, Mercury, Corvette et Coccinelle VW : une vraie plongée « vintage ». En arrière-plan, mais omniprésents, sur les écrans télé, dans les journaux, la Guerre du Vietnam, Nixon président, les manifestations pacifistes et leur répression.

Les aléas de la réalité – traités à la sauce comédie, grippent le rêve de notre voleur d’art – un rêve somme tout aussi abstrait que la peinture de Dove. James devient un fugitif. On bascule alors dans un road movie qui le conduit à Cincinnati (Ohio) vers ses amitiés passées et révolues. L’hiver remplace l’automne. Cette errance solitaire, vaine et triste, ne pourra s’achever que par l’ironie du sort.

Ne vous fiez pas au titre du film : c’est une fausse piste. Rien de très génial dans le casse organisé par notre « cerveau ». On est loin des plans complexes, méticuleux, chronométrés à la seconde, assortis -pour les films de braquage les plus récents, de gadgets électroniques défiant les systèmes de sécurité. Non ce n’est pas Ocean’s Eleven ! On est ici dans l’artisanat, voire l’amateurisme. Une fois de plus, Kelly Reichardt s’amuse avec un genre profondément américain qui a inventé ses mythes et ses codes. Les cinéphiles reconnaîtront sans peine quelques clins d’œil aux grands classiques. On retrouve la Reichardt’s touch : le refus du spectaculaire, le sens du détail, et de l’essentiel, des scènes quasi bressoniennes à l’instar de celle où James montant et descendant de l’échelle, hisse son butin, châssis après châssis, dans une soupente de porcherie.

Les anti-héros sont fatigués

James Moonay est un anti-héros, un looser -pas même flamboyant, loin de l’image du gangster macho et de la figure patriarcale incarnée par son père, le Juge. C’est un déclassé de l’Amérique. L’Ex-étudiant en art est devenu menuisier, chômeur puis voleur. Il est paumé, irresponsable, lunaire et fauché -certains ont vu dans son patronyme MOONEY, un mot valise facétieux liant moon et money. Il est menteur, égoïste, individualiste. Pas question de quitter les USA pour rejoindre, comme lui suggère un ami, « les communautés de braves gens » :  camés, déserteurs, féministes radicales installées à la frontière canadienne. Il en serait presque antipathique si l’interprétation sensible de Josh O’Connor ne lui conférait une vulnérabilité touchante et un certain mystère.

Que serait Ascenseur pour l’Echafaud sans Miles Davis ? Ici pas d’échafaud et un ascenseur qui ne ferait que descendre, mais, tout aussi indissociable de la réussite du film : Rob Mazurek. Cuivre, claviers, percussions, le compositeur joue librement des improvisations et signe une BO riche de références. Les motifs musicaux épousent la tension dramatique, ou marquent un subtil décalage humoristique, accompagnant avec subtilité, la lente et irrésistible dérive de James.

ELISE PADOVANI

The Mastermind de Kelly Reichardt

En salle le 4 février